Avec le Sébastien Loeb Racing Xperience, le nonuple champion du monde embarque les amateurs de sensations fortes dans une vertigineuse course contre la montre au volant de sa Peugeot 208 WRX.

Sébastien Loeb Xperience. Embarquez avec le champion

A l’heure où la rumeur d’un retour en championnat du monde des rallyes
fait son chemin, le pilote chevronné revient bel et bien sous les
projecteurs comme héros d’une attraction révolutionnaire au
Futuroscope. A couper le souffle.

Avec le Sébastien Loeb Racing Xperience, le nonuple champion du monde
embarque les amateurs de sensations fortes dans une vertigineuse
course contre la montre au volant de sa Peugeot 208 WRX.

Sous le capot de la Peugeot 208 WRX : 550 chevaux. Au volant : Sébastien Loeb, le regard fixé sur l’horizon. Le moteur vrombit. Les pneus crissent. Et vous voici collé au siège, à la droite d’une légende vivante du sport automobile. C’est en tout cas la promesse faite par les promoteurs du Sébastien Loeb Racing Xperience, qui pourrait bien dès le mois d’Avril prochain s’imposer comme la nouvelle attraction phare du Futuroscope de Poitiers. Si vous avez toujours rêvé de prendre la place de Daniel Elena, le fidèle copilote de celui qui a remporté neuf championnats du monde entre 2004 et 2012, le moment est sans doute venu. Pas tout à fait en tant que copilote, car le scénario de l’attraction ne l’envisage pas, mais au moins en tant que passager. Ce qui n’est déjà pas si mal.

Le pitch ? Le champion teste sa dernière voiture de rallycross sur circuit. Non loin de là, un camion contenant un gaz hallucinogène rare se renverse. La substance pourrait bien envahir toute la région avec des conséquences difficiles à évaluer. Mais le coureur n’hésite pas à interrompre son entraînement et à emprunter les chemins de traverse. Son objectif : faire un prélèvement et le porter au laboratoire dans les plus brefs délais pour élaborer un antidote. S’ensuit une virée décalée qui retrace symboliquement la carrière du pilote. Le visiteur campe le rôle d’un compagnon de fortune qui doit tenir la fiole contenant un échantillon du mystérieux gaz jusqu’à bon port. Evidemment, quelques émanations pourraient bien troubler la vision et les perceptions de l’hôte…
Si le scénario ne s’embarrasse pas de vraisemblance, il offre un bon prétexte pour nous emmener dans une course folle contre la montre. Quelques minutes d’émotions intenses qui nous feront filer à travers la forêt, les vignes alsaciennes, jusqu’aux rues de Haguenau, la ville natale du pilote.

C’est au mois de juin dernier que le tournage s’est déroulé en Alsace et au coeur de la forêt vosgienne. Cinq jours d’effervescence et de bonne humeur pour la quarantaine de personnes impliquées. “Nous avons déployé les moyens d’un long métrage, raconte Pierre Burgeot, directeur associé de Fraymédia, l’agence qui produit le film. Cela pour un court-métrage d’à peine trois minutes d’une grande intensité. L’attraction en 5D – une première mondiale – associe un casque de réalité virtuelle dernier cri qui diffuse des images de très haute résolution en 6K (6560 par 3102 pixels NDLR), un siège qui retranscrit avec précision les mouvements du véhicule, un son spatialisé et plusieurs éléments « sensitifs » permettant de rendre l’immersion totale. » Des sensations thermiques, le vent, la pluie et même les odeurs de la nature environnante devraient en effet être au rendez-vous. Il aura fallu six mois de préparation, cinq jours de tournage, et cinq mois de post-production pour aboutir au résultat recherché. «Il faut savoir que pour sa préparation sportive, l’approche de Sébastien Loeb est déjà high tech, raconte Dominique Hummel, président du directoire du Futuroscope. Outre les entraînements habituels, il a depuis longtemps adopté le training virtuel : il fait filmer le parcours de chaque course sous différents angles et grâce à une plateforme multi-écrans, il s’imprègne du moindre détail de la trajectoire. Nous nous devions d’être à la hauteur : là où un simulateur classique va au mieux vous faire sentir que vous passez sur un gros caillou, le siège de dernière génération développé par le laboratoire français Ellip6 est capable de donner l’impression fine de glisser sur du sable. »

Pour un résultat prometteur, si l’on en croit la version que nous avons pu tester en cours de développement. Les sièges, articulés sur six axes dynamiques traduisent parfaitement les moindres accélérations, coups de frein et dérapages. Quant au casque de réalité virtuelle, il nous plonge dans une action époustouflante et donne une grande liberté de mouvement. Les images ayant été tournées grâce à une caméra FishEye à 360 degrés, le spectateur peut regarder dans toutes les directions : s’intéresser au pilote, jeter un oeil dans l’habitacle ou admirer le paysage. “Je suis vraiment attentif au réalisme, explique Sébastien Loeb. J’avais déjà piloté avec des caméras embarquées, mais avec le capteur 3D temps réel, c’est carrément une autre dimension. Il ne s’agit pas de simplement conduire et donner mon nom à un divertissement. J’ai participé activement au choix des parcours, au positionnement des obstacles et j’ai eu mon mot à dire sur la mise en scène. Sur le tournage, j’ai fait mon possible pour que l’action soit la plus spectaculaire. Dans la scène qui se déroule en forêt, on a fait modifier le chemin pour obtenir une belle bosse, qui occasionne un saut qui ait de la gueule.” Avec une prise de risques calculée. “C’est comme en rallye, détaille le champion. Le décor ne donne pas droit à l’erreur. Il faut rouler “à la limite” sans la dépasser… Le but n’est pas de finir dans un arbre.” Même si bien des surprises attendent les férus de vitesse.

Par © Hervé BONNOT

Photos : © Francis DEMANGE pour VSD